Nocturnal atmospheres, suicide or murder by poison, political rivalries and the violence they engender: romantic opera drew heavily from Shakespeare’s repertoire for the scenes and themes that captivated 19th-century audiences. All these ingredients are found in the story of Romeo and Juliet, which Vincenzo Bellini adapted in 1830 as I Capuleti e I Montecchi for La Fenice in Venice, with a libretto by Felice Romani. Inspired by Shakespeare’s Italian predecessors including Matteo Bandello, the composer plunges us into the heart of Machiavellian political struggles as the backdrop for a deeply moving and little-known scene between the two lovers after their poisoning.
Bellini already demonstrates dazzling maturity, reaching the pinnacle of vocal subtlety in the duets between Romeo and Juliet. A genius of melody and bel canto endorsed by Rossini and regarded as Verdi’s only potential rival, Bellini died tragically at the age of just 34. He nonetheless left us – before Norma and its Casta Diva aria – this transfiguration of the immortal tale of love and death, embodied by deeply endearing characters and set to sublime, tender music.
For his Swiss directorial debut, British Shakespeare specialist Joe Hill-Gibbins will bring Bellini’s vision of the lovers of Verona to life through the lens of current political events. At the helm of the Orchestre de Chambre de Lausanne, promising, talented Italian conductor Diego Ceretta will also be making his Swiss debut.
Premiere on March 11, 1830, at the Teatro La Fenice in Venice
Casa Ricordi Editions, Milan,
critical edition by Claudio Toscani, Venice 1830
Orchestre de Chambre de Lausanne
Opéra de Lausanne Choir
Choir Director Jacopo Facchini
La soprano lausannoise Marie Lys s’est formée à la Haute école de musique de Lausanne puis au Royal College of Music de Londres. Lauréate des premiers prix au Concours d’opéra baroque Cesti (2018) et au Concours de belcanto Vincenzo Bellini (2017), elle collabore avec des chefs de renom tels que Diego Fasolis, Christophe Rousset, Fabio Biondi, Leonardo García Alarcón, Emmanuelle Haïm et Michel Corboz, et se produit avec des orchestres comme Europa Galante, Les Talens Lyriques, Sinfonia Varsovia, The English Concert, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, les Cameristi della Scala et Les Musiciens du Prince-Monaco. Elle interprète les rôles de Ginevra (Ariodante) et d’Adelaide (Lotario) au Festival Hændel de Göttingen, Dorinda (Orlando) au Festival Castell de Peralada, Servilia (La clemenza di Tito), Yniold (Pelléas et Mélisande) et Clorinda (La Cenerentola) au Grand Théâtre de Genève, et tout récemment elle remplace au pied levé Cecilia Bartoli dans le rôle-titre d’Alcina de Hændel au Maggio Musicale Fiorentino. Toujours avec Biondi, elle chante Bellezza dans Il trionfo del tempo e del disinganno de Hændel à Grenade, ainsi que le rôle-titre dans Betly de Donizetti pour le Festival Chopin et son Europe à Varsovie. Elle apparaîtra prochainement dans Tamerlano de Vivaldi à la faveur d’une tournée italienne dirigée par Ottavio Dantone, ainsi que dans Thésée de Lully au Theater an der Wien, au Bozar de Bruxelles et au Théâtre des Champs-Élysées sous la baguette de Christophe Rousset. Marie a bénéficié à ses débuts du soutien du Pourcent culturel Migros et des fondations Leenaards, Dénéréaz, Colette Mosetti et Friedl Wald, Samling, Drake Calleja Trust et Josephine Baker Trust.
À l’Opéra de Lausanne : Orlando paladino (2017), La sonnambula (2018), Die Fledermaus (2018), Orphée et Eurydice (2019), Alcina (2022) et Candide (2022).
Après un diplôme de flûte traversière, Marina Viotti s’essaie au jazz, au gospel, au heavy metal et, un diplôme de hautes études littéraire (hypokhâgnes) en poche, part s’installer à Vienne pour débuter l’étude du chant lyrique auprès de Heidi Brunner en 2011. En 2013, elle intègre la classe de Brigitte Balleys à l’HEMU, où elle obtient un master de soliste. Elle se perfectionne ensuite dans le belcanto auprès de Raúl Gimenez à Barcelone. Elue en 2019 «Meilleure jeune chanteuse de l’année» aux International Opera Awards, elle remporte de nombreux prix dans différents concours: finaliste du concours Operalia en 2018, 3e prix du Concours de Genève en 2016, 1er prix du concours Kattenburg à Lausanne en 2017, prix international du belcanto au Festival Rossini de Wildbad en 2015.
Ses rôles importants à l’opéra incluent: Rosina (Il barbiere di Siviglia) au Bolchoï, Mélibéa (Il viaggio a Reims) et Nicklausse/La Muse (Les contes d’Hoffmann) au Liceu de Barcelone; Arsace (Aureliano in Palmira) et Isabella (L’Italiana in Algeri) au Festival Rossini de Wildbad puis au Théâtre de Lucerne, où elle a également interprété la Grande-duchesse de Gerolstein et Elisabetta (Marie Stuart); Stéphano (Roméo et Juliette) à la Scala, Rosina et Olga (Eugène Onéguine) à l’Opéra du Rhin; Maddalena (Rigoletto) à l’Opernhaus de Zurich et à la Bayerische Staatsoper de Munich. Elle a également fait partie de la troupe des Jeunes solistes du Grand Théâtre de Genève pendant deux ans. Désireuse d’explorer d’autres voies et de rapprocher les genres et les gens, Marina Viotti créée des projets qui font appel tant au répertoire lyrique qu’au cabaret, au jazz et à la chanson.
À l’Opéra de Lausanne: Die Zauberflöte (2015), Amahl et les visiteurs du soir (2017), «Music has no borders» (2020 – concert).
Julien Dran découvre le chant grâce à ses parents, eux-mêmes chanteurs lyriques. Il suit des études au Conservatoire de Bordeaux et au CNIPAL de Marseille. Après son passage au CNIPAL, il est très vite engagé pour interpréter des rôles de plus en plus importants comme Le comte Almaviva (Il barbiere di Siviglia), Ferrando (Così fan tutte), Fenton (Falstaff), Tebaldo (I Capuleti e i Montecchi)… Il a remporté le Concours international Gayarre à Pampelune sous la présidence de Teresa Berganza en 2013 et, la même année, le prix de l’Opéra de Paris à la salle Gaveau dans la catégorie chanteur masculin. Il se produit en France et à l’étranger dans Les Pêcheurs de perles, Fra Diavolo (où il tient le rôle-titre), L’italiana in Algeri (Lindoro), Béatrice et Bénédict (Bénédict) et Carlotta ou la Vaticane (Tibère), création mondiale de Dominique Gesseney-Rappo à l’Opéra de Fribourg. Parmi les temps forts de ses dernières saisons: Belmonte (Die Entführung aus dem Serail) à Marseille, Nemorino (L’elisir d’amore) à Québec, le rôle-titre de Faust de Gounod et Alfredo (La traviata) aux opéras de Marseille, Toulouse, Vichy et Limoges, le Vice-roi de Naples dans la création mondiale du Soulier de satin de Marc-André Dalbavie à l’Opéra Bastille et Mireille à l’Opéra de Metz.
À l’Opéra de Lausanne: La Belle Hélène (2019), L’Auberge du Cheval-Blanc (2021) et My Fair Lady (2022).