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Cliquez iciPrague, 1787. Et Mozart allait marquer à jamais l’histoire de l’opéra et l’imaginaire de la culture européenne. Pour Don Giovanni, le génial compositeur donne à sa musique la puissance héroïque et déchirante d’une âme humaine jetant un défi à Dieu, à la société, à toutes les valeurs et institutions de son temps. L’incomparable ouverture, avec ses accents en ré mineur porteurs de mort, annonce la dernière scène où l’universel personnage périt dans les flammes de l’Enfer. Entre les deux, Don Giovanni, caméléon musical et séducteur mythique à la voix de basse, est un danger pour les grandes dames comme pour les paysannes, se jouant d’elles en une quête infinie. La petite histoire raconte que Casanova prêta son art et son expérience au librettiste de Mozart, Da Ponte: rien ne peut arrêter celui qui parvient à faire chanter en quintette Viva la libertà à tous les ennemis de ses frasques, à la fin de l’Acte I. Un puissant dualisme musical, tragique et bouffon, se reflète dans le couple formé par ce « grand seigneur méchant homme» (Molière) et son valet de commedia dell’arte, Leporello.
Le metteur en scène italien Andrea Bernard nous régalera avec un Don Giovanni qui collectionne femmes et papillons, et tente de se construire une identité qui lui échappe. La direction musicale sera confiée à Corinna Niemeyer, que le public lausannois avait pu découvrir à l’occasion de Cendrillon de Massenet (2023-2024). Elle retrouvera ainsi l’Orchestre de Chambre de Lausanne dans son répertoire de prédilection.
Première représentation le 29 octobre 1787 au Gräflich Nostitzsches National-Theater à Prague
Éditions ©Alkor-Edition Kassel
Orchestre de Chambre de Lausanne
Chœur de l’Opéra de Lausanne
Chef de chœur Jacopo Facchini
Corinna Niemeyer a été nommée directrice musicale de l’Orchestre de Chambre du Luxembourg en septembre 2020. Son enthousiasme pour présenter la musique sous des formes innovantes se reflète dans ses activités, qui embrassent tout le spectre stylistique de la direction d’ensembles jouant sur instruments d’époque à la présentation de créations mondiales, en passant par l’opéra, les projets interdisciplinaires et le grand répertoire symphonique. Sa créativité à fleur de peau et son envie contagieuse de partager sa passion font mouche auprès du public. S’affirmant avec toujours plus de force sur la scène lyrique, elle a entamé la saison en dirigeant à Covent Garden la première britannique de Picture a day like this de George Benjamin. Cet événement faisait suite à ses débuts dans la fosse du Linbury Theatre à l’automne 2022 dans la nouvelle production d’Oliver Mear du Rape of Lucretia de Britten, coproduite avec Britten Pears Arts. La saison 2023/24 la verra diriger The Fairy Queen de Purcell à Saint-Gall. Sa soif d’innovation se reflète dans les programmes qu’elle dirige à la tête de l’Orchestre de Chambre du Luxembourg, avec à l’affiche cette saison des pages de Haydn, Mozart, Berlioz (Les Nuits d’été avec Ian Bostridge) et Ligeti (Mysteries of the Macabre). Sur la scène orchestrale, on a pu (ou pourra) l’entendre à la tête de l’Orchestre de Paris, le Royal Philharmonic de Liverpool, l’Orchestre national d’Île-de-France, le MDR Sinfonieorchester, la Philharmonie de Heidelberg, l’Orchestre Beethoven de Bonn, ou encore l’Orchestre symphonique de Ténérife. Elle conduit également régulièrement Les Siècles et l’Ensemble Modern. Elle a fait ses débuts en 2022 à l’Opéra de Lille dans L’Enfant et les sortilèges de Ravel à la tête des Siècles. Elle a également dirigé Le nozze di Figaro à l’Opéra de Cologne, Le Comte Ory à l’Opéra de Metz et, dans la même soirée au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg, l’opéra en un acte de Viktor Ullmann Der Kaiser von Atlantis et la création mondiale de En vertu de… d’Eugene Birman, consacré à la Convention européenne des droits de l’homme.