Pour son roman-poème Mirèio, où il insuffle tous ses talents de poète et sa passion pour sa Provence natale, Frédéric Mistral reçoit le Prix Nobel de littérature (1904). Sous sa plume franco-provençale, l’amour impossible entre Mireille, fille de riches paysans, et Vincent, fils d’un pauvre vannier, se transforme en un drame shakespearien sous le soleil du Sud. Séduit, Charles Gounod se rend sur les lieux et compose sur place ; la nature méditerranéenne lui inspire une adaptation solaire et émouvante. Son opéra Mireille, créé au Théâtre-Lyrique de Paris en 1864, chatoie d’une orchestration lumineuse, évocatrice de paysages scintillants, gorgés de chaleur et de passion.
Si cette surprenante romance lyrique se place sous la protection sacrée des Saintes-Maries-de-la-Mer, elle se pimente aussi de romantisme noir dans la scène du Val d’Enfer : des spectres jaillissent du Rhône et y précipitent le jaloux Ourrias. Mais ce qui fait le charme de l’opéra, c’est surtout son attachante héroïne, de la veine des Marguerite et des Juliette que nous devons encore à Gounod, la beauté des airs emprunts de la vérité des sentiments à laquelle tient tant le compositeur, et la délicieuse couleur locale occitane qu’il a si bien su traduire en musique.
Pour sa troisième ouverture de saison (Guillaume Tell, Don Quichotte), Bruno Ravella nous présentera sa vision poignante de cette œuvre inspirée du patrimoine provençal. L’Orchestre de Chambre de Lausanne sera placé sous la baguette de Jean-Marie Zeitouni, grand spécialiste de la musique française du XIXe siècle, déjà apprécié à l’occasion des représentations de Carmen en mai 2025.
Première représentation le 19 mars 1864 au Théâtre-Lyrique à Paris
Éditions Mario Bois / Artchipel
“L’opéra de Gounod brille à Lausanne dans une version épurée, aux décors impressionnants”
24 Heures, 06.10.2026
“La distribution réunie à Lausanne est excellente, portée par Vannina Santoni, magistrale dans le rôle-titre”
Le Temps, 06.10.2026
“Nul besoin d’embouteillage sur l’A7: pour son ouverture de saison, l’Opéra de Lausanne nous entraîne au Sud avec Mireille de Charles Gounod”
Le Courrier, 06.10.2026
“Il y a dans cet opéra, en dépit des clichés, une puissance, une sincérité, un romantisme, qui transcendent les clichés, et touchent juste, surtout quand les porte une telle interprète. Venant d’abord saluer seule, Vannina Santoni sera saluée par une immense ovation”
Forum Opéra, 06.10.2026
“Une ouverture de saison grandement réussie”
Crescendo Magazine, 06.10.2026
“Mireille est un trésor de notre répertoire, où l’on serait bien en peine de déceler la moindre faiblesse musicale”
Diapason, 08.10.206
Après ses études au Conservatoire National de Paris, Vannina Santoni débute dans le rôle de Donna Anna (Don Giovanni) en Italie et à Versailles. Par la suite, elle crée le rôle de Patricia Baer dans Les pigeons d’argile de Hurel au Théâtre du Capitole, et interprète les rôles de Suor Angelica et de Lauretta du Trittico de Puccini, Donna Anna à l’Opéra de Cologne et Juliette (Roméo et Juliette) à Hong Kong. Elle aborde avec succès le rôle-titre de Manon à l’Opéra de Monte-Carlo, et plus récemment les rôles de la Princesse Saamcheddine (Mârouf) à Bordeaux, d’Agnès (La nonne sanglante) à l’Opéra Comique et de Violetta (La Traviata) au Théâtre des Champs-Elysées, prise de rôle unanimement saluée par la critique et le public. Ses récents engagements et projets incluent les rôles de Nanetta (Falstaff) à l’Opéra de Monte-Carlo, de Juliette à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne et de Pamina (Die Zauberflöte), qu’elle interprétera pour la première fois à l’Opéra national de Paris. Parmi ses autres nombreux projets, la Contessa (Le nozze di Figaro) au Théâtre des Champs-Elysées et Adina (L’elisir d’amore) au Théâtre du Capitole.
Pour la première fois à l’Opéra de Lausanne.
Issue des Jeunes Voix du Rhin, Géraldine Chauvet débute sur la scène internationale en 2009, aux Arènes de Vérone, dans le rôle de Carmen (F. Zeffirelli) dirigée par Plácido Domingo. Ce dernier l’invite à chanter à ses côtés le duo final Carmen-Don José lors du Gala Domingo à Tokyo. Elle est acclamée à
New York au Avery Fisher Hall dans Adriano (Rienzi), puis Sesto (La clemenza di Tito) au Metropolitan Opera. Son large répertoire comprend : Adalgisa (Norma), Rosina (Il barbiere di Siviglia), Carmen (rôle-titre), Charlotte (Werther), Mère Marie de l’Incarnation (Dialogues des carmélites), Kostelnicka (Jenufa), Gertrude (Hamlet), Laura (La Gioconda), Elvira et Zerlina (Don Giovanni), Santuzza (Cavalleria rusticana)… et des créations mondiales : Il Postino à Vienne avec Plácido Domingo, ou Charlotte Salomon de M. A. Dalbavie à Salzburg dans une mise en scène de Luc Bondy. Récemment elle a chanté Nicklausse (Les contes d’Hoffmann) au Metropolitan Opera, Carmen et Nabucco aux Arènes de Vérone. En projet : Nabucco, Carmen, Don Giovanni et un concert de gala à Vérone aux côtés de Plácido Domingo.
Le ténor franco-suisse Maxence Billiemaz étudie le chant à la Haute école de musique de Genève. Il apparaît sur scène dans des rôles comme. Nemorino (L’elisir d’amore) ou Bastien (Bastien et Bastienne). Il participe aux enregistrements d’Ascanio de Saint-Saëns au Grand Théâtre de Genève et de La Sorcière d’Erlanger au Victoria Hall. Il chante en soliste dans des ensembles tels que la Cappella Mediterranea, l’Ensemble Vocal de Lausanne, le Chœur de Chambre de Na- mur, Orlando ou Les Talens Lyriques. Il se produit aussi dans des comédies musicales comme Kiss Me, Kate de Cole Porter (où il est Bill Calhoun) ou Cabaret de John Kander (en Clifford Bradshaw).
À l’Opéra de Lausanne : Les Chevaliers de la Table ronde (Route Lyrique 2019), Dédé (Route Lyrique 2021), Werther (2022), My Fair Lady (2022), Cendrillon (2023) et Die Zauberflöte (2024).