“Here Davel gave his life for his country. 24 April 1723. These are the words that the walker can read on the monument erected in Vidy in memory of the famous major, on the very spot where the Bernese gallows where he was beheaded stood. What remains today of this martyred figure who became a legend in 1803 with the independence of Vaud and was subsequently elevated to the rank of icon halfway between history and folklore by countless publications and events? Three hundred and fifty years after his birth in Morrens, the Opéra de Lausanne asked two artists from the canton of Vaud to capture this charismatic figure and to make him resonate in words and notes for today’s audience. After three years of work, they are ready to reveal the doubts and certainties of his struggle, together with the key characters of his tragedy: the Bernese Ludwig von Wattenwyl, the high commander of the Pays de Vaud in charge of the investigation against him, friend and traitor Jean-Daniel de Crousaz, who denounced him to the Bernese authorities, and the Belle Inconnue, a fleeting, luminous incarnation of his mystical visions which are at the heart of the revelation of his destiny. An artistic and historical journey that the spectator is invited to extend through the reading of a book devoted to the genesis of the creation and the dramatic and musical evolution of the figure of Davel through the centuries.
The Opéra de Lausanne thanks the Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne for having authorized a video shooting on its premises.
Christian Favre is a Swiss-born musician with a triple career as a pianist, teacher and composer. He has performed in recitals, in chamber music and with orchestras throughout Europe, under the direction of Armin Jordan, Franz Welser Möst, Tibor Varga and Jesús López Cobos. He has also performed with, among others, François Guye, Tedi Papavrami, Pierre Amoyal and Raphaël Oleg. As the pianist for the Schumann Quartet from 1996 to 2016, he has given numerous concerts and performances. Since 1985 he has been a professor at the Haute École de Musique de Lausanne and regularly gives master classes. Christian Favre is the author of chamber music works as well as a Requiem premiered in Buenos Aires in 2008. On this subject, let us quote François Hudry, producer at France Musique: “Christian Favre is a romantic, passionate and tormented musician. He tries to resolve the tensions between the fear of death and serenity, between a dodecaphonism with tonal roots and polytonality”. Or Thierry Dagon in the Revue musicale suisse: “His Requiem is a deeply moving page. With its refined writing and its sure craftsmanship, this is a score that is unquestionably to be placed alongside the great requiems of history. His latest creation to date is the Quintet for clarinet and strings in March 2022.
René Zahnd has been a theater and literature critic for many years and was assistant director of the Théâtre Vidy-Lausanne alongside René Gonzalez. He has published some twenty plays that have been performed in Switzerland, France and West Africa. At the same time, he continues to work as a theater translator, most often in collaboration with Hélène Mauler. Recently, he has published a work devoted to Benno Besson, Le Savoir Suisse, a text for young audiences, Anacoluthe! (Actes Sud-Papier), a study of Ödön von Horváth (Ides et Calendes), as well as a play, La Moureuse (L’Âge d’Homme). In March 2023 his novel Le trésor des Manding will be published by Herodios.
Metteur en scène d’origine allemande par son père et italienne par sa mère, établi à Lausanne, Gianni Schneider a été l’assistant de Giorgio Strehler à Milan, de Matthias Langhoff à Paris et à Lausanne, de Maurice Béjart à Lausanne, ainsi que l’assistant et dramaturge de Thomas Ostermeier à Berlin. Durant les années 1990, avec plusieurs metteurs en scène lausannois, il fonde le collectif Pull Off Théâtre, créant des spectacles pour le Festival de la Cité comme Hôtel O – l’érotisme au théâtre et Les Sept Péchés capitaux. Avec sa propre compagnie de théâtre, il crée L’Envie de Christophe Gallaz. La Compagnie professionnelle de théâtre Gianni Schneider est créée en octobre 1988. Il a signé une trentaine de mises en scène et celles-ci ont été produites dans les plus prestigieux théâtres de suisse romande. La Compagnie a reçu, en 1989, le Prix théâtre de la Fondation pour la Culture de l’Etat de Vaud. Un livre lui est dédié en 1990 (En toute Liberté) et tous ses spectacles sont publiés en 2010 par les Editions Favre. Il crée La Moureuse (2019), récit autobiographique composé de dialogues entre l’homme de théâtre et sa mère, écrit par René Zahnd. En novembre 2021, il a créé, en co-production, une nouvelle version des Trois Soeurs d’après Anton Tchekhov au Théâtre Kléber-Méleau et travaille ensuite sur son nouveau projet Les Cordonniers de Witkiewicz, prévu pour le printemps 2023.
Particulièrement attaché aux œuvres de Berlioz, Mahler, Strauss, Debussy, Ravel et Boulez, Daniel Kawka dirige, avec un rare éclectisme, des œuvres des XIXe, XXe et XXIe siècles. Directeur de l’Ensemble Orchestral Contemporain jusqu’en 2019, de l’Orchestre Symphonique Ose!, il est régulièrement invité à diriger dans les hauts lieux de l’opéra tels que La Monnaie, La Fenice, l’Opéra de Rome, l’Opéra National de Séoul, la Philharmonie de Saint-Pétersbourg, ainsi que des formations symphoniques françaises, européennes comme l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre national de France, l’Orchestre de la Suisse romande, l’Orchestre national d’Islande, les orchestres d’Athènes, de la RAI, de Varsovie, de Moscou, ou encore de Shanghai.
Il a dirigé une trentaine d’opéras depuis 2009, en version scénique et concertante (parmi lesquels le Ring, Tristan und Isolde, Tannhäuser, Lohengrin, Dialogues des carmélites, Così fan tutte, Turandot, Le Château de Barbe-Bleue, Rodrigue et Chimène, Ariane et Barbe-Bleue, Pelléas et Mélisande, Maria Republica, Eugène Onéguine, Der Rosenkavalier, Salomé, Fando et Lis….) et créé une dizaine d’ouvrages contemporains. Amoureux de la voix, du son, c’est cette alchimie sensible qu’il recherche, au service de la seule expressivité sonore et poétique.
Il est l’actuel directeur artistique et musical du Léman Lyriques Festival dont les trois premières éditions, à cheval entre la France et la Suisse ont été consacrées respectivement à Richard Wagner, Gustav Mahler, Richard Strauss, tandis que la dernière faisait la part belle à Pouchkine et à l’opéra russe.
À l’Opéra de Lausanne : Le Vase de parfums (2005), Les Mamelles de Tirésias (2016) et La Gaîté parisienne (2016).
Après avoir débuté très jeune l’étude du piano, puis du chant à Metz, Régis Mengus fait ses débuts sur scène à l’Opéra de Metz. Il chante depuis dans de nombreux théâtres où il aborde entre autres, le rôle de Danilo dans Die lustige Wittwe à l’Opéra de Nice, l’Opéra de Reims, l’Opéra de Lausanne et à Marseille. Il campe Marcello dans La bohème à l’Opéra de Reims et à l’Opéra de Metz, Sharpless dans Madame Butterfly à l’Opéra de Reims, le Mari dans Les Mamelles de Tirésias, à l’Opéra d’Oviedo et au Festival de Glyndebourne. Valentin dans Faust à l’Opéra de Massy et à l’Opéra de Saint-Etienne et le rôle-titre d’Hamlet à l’Opéra de Lausanne, Karnac dans le Roi d’Ys à l’Opéra de Saint-Etienne et Escamillo dans Carmen à l’Opéra de Rennes et à l’Opéra du Rhin. Plus récemment, il interprète le rôle d’Albert dans Werther à l’Opéra National du Rhin, Papageno dans Die Zauberflöte au Grand Théâtre de Tours, Phanor dans La Reine de Saba, Eugène Onéguine à l’Opéra de Marseille, Hoël dans Dinorah ou le Pardon de Ploermel au Deutsche Oper de Berlin, Schaunard dans La bohème à l’Opéra de Marseille, Bill dans Quiet Place à l’Opéra national de Paris, Ourias dans Mireille à l’Opéra de Metz. Parmi les projets de l’artiste, Papageno dans Die Zauberflöte à Reims, Danilo dans Die lustige Wittwe à Marseille, le Dancaïre dans Carmen au San Carlo de Naples.
À l’Opéra de Lausanne : La veuve joyeuse (2014), Les Mamelles de Tirésias (2016), Faust (2016) et Hamlet (2017).
François Lis a été nommé dans la catégorie « Révélations » aux Victoires de la musique classique en 2005. Il a étudié dans des institutions de renommée mondiale tel que Mozarteum de Salzbourg. Il endosse le rôle-titre des Nozze di Figaro et chante le Requiem de Mozart à l’Opéra de Lyon avec l’Orchestre national de France. Son incarnation de Marcel (Les Huguenots) à La Monnaie en 2011 a eu un succès remarquable. On a pu l’entendre ces dernières saisons dans Jeanne au bûcher de Honegger avec l’Orchestre national de Lyon et dans Roméo et Juliette de Berlioz à Varsovie. En 2013, il fait ses débuts au Festival de Saint-Denis dans L’Enfance du Christ, dirigé par James Conlon. Récemment, il chante La Naissance d’Osiris en Corée avec Les Arts Florissants, Orlando paladino à Munich et revient à l’Opéra de Paris dans le rôle de Zuniga (Carmen). Pendant la saison 2018/19, il revient à Amsterdam (Œdipe) et à Paris (Carmen). Il chante Don Basilio (Il barbiere di Siviglia) à Bordeaux et Huascar et Don Alvaro (Les Indes galantes) à Genève. Durant la saison 2021/22, il reprend le rôle de Sethos dans Thamos, König in Ägypten de Mozart en concert avec l’Orchestre de Lille.
Après des études en architecture intérieure à l’Ecole Boulle, Christophe Berry étudie le piano et le chant puis se perfectionne avec Jean-Marie Siougos de l’Opéra de Paris. Il fait ses débuts sur scène avec le rôle de Gontran dans Les Mousquetaires au Couvent, et de Camille de Rosillon dans Die lustige Witwe. Depuis, il est régulièrement invité sur les grandes scènes françaises, dont l’Opéra national de Bordeaux (Anna Bolena, Tristan und Isolde, Turandot, Siebel dans Faust), l’Opéra national de Lorraine (L’Etoile, Wozzeck, A Midsummer Night’s Dream, Arturo dans Lucia di Lammermoor, Gardefeu dans La Vie parisienne, Brighella dans Ariadne auf Naxos), à l’Opéra de Marseille (Lucia di Lammermoor, Dialogues des Carmélites, Boris Godounov, Gioconda, Laërte dans Hamlet), Opéra de Paris (Rigoletto), Festival des Chorégies d’Orange (Rigoletto et La traviata) et à l’Opéra de Tours où il chante entre autres les rôles du Duc de Mantoue dans Rigoletto, Nicias dans Thaïs et le Chevalier de la Force dans Dialogues des Carmélites. Parmi les autres rôles qu’il a interprétés, citons Tybalt dans Roméo et Juliette (opéras de Tours, de Lausanne, de Monte-Carlo et de Mascate à Oman), Camille de Rosillon (Opéras de Tours, de Marseille et de Lausanne), Gérald dans Lakmé (au Caire, aux Opéras de Saint-Etienne, de Lausanne et de Santiago du Chili), Cassio dans Otello (Opéra de Massy) et le rôle-titre de Fortunio (aux Opéras de Limoges et de Rennes).
À l’Opéra de Lausanne : Roméo et Juliette (2011), L’Aiglon (2013), Lakmé (2013) et La veuve joyeuse (2014).
Soprano franco-roumaine, Alexandra Dobos-Rodriguez intègre après des études de droit, la classe de chant de Leontina Vaduva à la Haute école de musique de Lausanne où elle obtient son master en juin 2018. À la scène, elle aborde notamment les rôles de Cendrillon dans l’opéra du même nom de Pauline Viardot à l’Opéra de Lausanne, la Première Dame dans Die Zauberflöte au Nouvel Opéra Fribourg, ceux d’Adèle dans Il Pirata de Bellini et de Nérine dans Médée de Charpentier au Grand Théâtre de Genève. Plus récemment, elle a été Violetta à Pontarlier ainsi que Pamina et Mimi au Festival des Nuits musicales en Armagnac. Son parcours lui a permis de travailler auprès de chefs d’orchestre et metteurs en scène de renom (Sir David McVicar, Leonardo García Alarcón, Daniele Callegari) et de bénéficier de l’enseignement de grands artistes (Leontina Vaduva, Helmut Deutsch, Alexia Cousin, Brigitte Balleys, Thierry Pillon, Didier Laclau-Barrère). En 2017, elle est sélectionnée pour participer au workshop « Exzellenzlabor Oper » sous la direction de Hedwig Fassbender et René Massis en Allemagne. Alexandra est à deux reprises lauréate de la Fondation du Pour-cent Culturel Migros en 2017 et 2018.
À l’Opéra de Lausanne : Cendrillon (2018).
Née à Munich, Susanne Gritschneder débute sa formation auprès de Veronika Castiglione. Elle intègre par la suite la classe d’Elisabeth Glauser à la Haute école de musique de Berne ou elle obtient ses diplômes d’enseignement et de concert avec distinctions et se perfectionne lors de cours de maîtres avec Brigitte Fassbaender, Thomas Hampson et Wolfram Rieger. Elle vit depuis 2016 avec sa famille à Lausanne. Elle fait ses débuts sur scène au Stadttheater de Freiburg en 2010 dans La Petite renarde rusée. Elle campe ensuite Linette dans L’Amour des trois oranges de Prokofiev au Grand Théâtre de Genève et participe, lors de la Triennale de la Ruhr 2012, à la production de Heiner Goebbels de Europeras I&II de John Cage. De 2012 à 2018, elle est membre de la troupe du Théâtre de Saint-Gall, incarnant notamment Mary dans Der fliegende Holländer, la Cieca dans La Gioconda, Brigitta dans Die tote Stadt, Maddalena dans Rigoletto, Afra dans La Wally, la deuxième et troisième dame dans Die Zauberflöte, Ramiro dans La finta giardiniera, Dryade dans Ariadne auf Naxos, Olga dans Eugène Onéguine et Fenena dans Nabucco. En 2015/16, on peut l’entendre à l’Opéra de Leipzig en Suzuki dans Madama Butterfly, Flosshilde dans Das Rheingold, Schwerleite dans Die Walküre, Mother Goose dans The Rake’s Progress, l’alto solo de Parsifal et la Troisième Dame dans Die Zauberflöte.
À l’Opéra de Lausanne : Eugène Onéguine (2022).
Anouk Molendijk, mezzo-soprano, is part of a new generation of artists who are inclined to question their practice and traditions in order to open them to new forms of expression. Passionate about 19th century poetry and contemporary theater, she obtained a master’s degree in modern French and comparative literature in Geneva in 2012. In June 2017, she obtained a master’s degree in vocal interpretation in Lausanne. She sang, among others, the roles of Jenny in Weill’s L’Opéra de Quat’sous (Théâtre du Galpon, 2013), the Child in Ravel’s L’Enfant et les sortilèges (Métropole, Lausanne, 2014), Mrs. Grose in The Turn of the Screw (Théâtre du Galpon), and Mrs. M. M. in The Witch of the Night (Théâtre du Galpon). Grose in Britten’s The Turn of the Screw (Lausanne, 2014), Anna I in Weill’s Die sieben Todsünden (Geneva), Erika Mann / Renée Schwarzenbach in Le Ruisseau noir by Guy-François Leuenberger and Elsa Rooke (Théâtre du Grütli, 2015) and more recently, Bianca in Britten’s The Rape of Lucretia with the Proteus Ensemble at the Théâtre du Grütli and Une compagne de l’Infante in Zemlinsky’s Le Nain at the Opéra de Lille with the Ensemble Ictus and at the Opéra de Rennes. In the contemporary repertoire, she performed the role of Die Dunkle Dame in Reimann’s Die Gespenstersonate with the Ensemble Contrechamps in May 2014, and then was invited to sing Auf die ruhige Nacht-Zeit by Klaus Huber. She is currently continuing her training with Malcolm Walker and Luisa Castellani.
At the Opéra de Lausanne: Cinderella (2018).
The French-Italian soprano Elisabeth Montabone began her musical career as a violinist and obtained a diploma of musical studies with honors. She then studied opera singing and obtained a master’s degree in concert at the Haute école de musique de Lausanne in 2022. She made her debut at the Opéra de Lausanne as the Siren in Handel’s Rinaldo in 2021, as well as in the chorus. In Italy, she sang the title role in Handel’s Alcina at the Opera Academy of Saluzzo. With the “Ian Donald Wilson” scholarship, she sang the role of Nero in Monteverdi’s L’incoronazione di Poppea.
At the Opéra de Lausanne: Rinaldo (2021).
Born in Lebanon, Mohamed pursued his musical studies in Switzerland at the Geneva and Lausanne music schools with Marcin Habela and Stephan MacLeod. He made his debut at the Lausanne Opera as Ramirez in La Belle de Cadiz by Francis Lopez. Among the roles he has played on stage: Count Almaviva in Mozart’s Le nozze di Figaro, Belcore in Donizetti’s L’elisir d’amore as well as various roles in contemporary opera creations.
At the Opéra de Lausanne: La Belle de Cadix (2016), La bohème (2017), Les Contes d’Hoffmann (2019), Doña Francisquita (2020) and Davel (2023)
The Opéra de Lausanne Choir is young, made up of students of singing from Lausanne’s University of Music and the Geneva HEM, and professional singers. Its members are selected by audition and periodically reheard. For each opera, they are distributed depending on their voice and/or aptitudes. Thanks mainly to their talent on stage, supported by an infectious enthusiasm, they are highly appreciated by all the theatre directors invited. For a few years the choir has benefitted from preparation by several experienced choir masters from different backgrounds, chosen depending on the works being sung and their specific interest.
Pascal Mayer conducts the Pro Arte Choir of Lausanne, the Chamber Choir of the University of Fribourg and the Collegium Musicum of Lucerne. For a long time he was in charge of teaching music at the Collège Sainte-Croix in Fribourg, and today he teaches choral conducting at the Hoch-schule-Musik in Lucerne. With his various ensembles, he explores the great works, from Monteverdi’s Vespers and Bach’s Mass in B to Britten’s War Requiem and Favre’s Requiem. He has also premiered numerous new works (Mettraux, Charrière, Michel, Haselbach, Rütti, Flury). Pascal Mayer collaborates regularly with the OCL, the OCF, the Sinfonietta de Lausanne as well as with early music ensembles. He regularly prepares choirs for the Opéra de Lausanne and for Lyrica in Neuchâtel.
At the Opéra de Lausanne: Ariodante (2006), Don Giovanni (2017), Die Zauberflöte (2015), La Clemenza di Tito (2018), Così fan tutte (2018).
Diplômée de l’Esat à Paris en 1995, Nina Wetzel conçoit scénographies, costumes et installations pour de nombreux théâtres, opéras et musées européens. Elle a collaboré avec des metteurs en scène et artistes tels que Christoph Schlingensief, Thomas Ostermeier, Stefan Pucher, Peter van Poehl et Marie Modiano, Marius von Mayenburg, le Zentrum für politische Schönheit et Bush Moukarzel & Ben Kidd (Deadcenter). Pour Thomas Ostermeier, elle a conçu entre autres les décors et costumes pour : Le Mariage de Maria Braun, Les Démons, Retour à Reims, Histoire de la violence et la nuit des rois ainsi que les costumes pour Un Ennemi du peuple et Hamlet. Pour Christoph Schlingensief, elle a créé les concepts des scénographies et installations comme 7 Tage Notruf für Deutschland, 7X, Ausländer Raus, Hotel Prora et Chance 2000. Pour Marius von Mavenburg elle a conçu des scénographies et costumes de Stück Plastik, Peng, Lehmann Brothers and Call me God. Pour Deadcenter elle a conçu des scénographies et costumes de Die Traumdeutung / Freund, Alles was der Fall ist / Wittgenstein et Bählamms Fest. Elle a notamment travaillé pour la Documenta X, la Volksbühne de Berlin, le Folkwang Museum d’Essen, le Schauspielhaus de Hamburg, la Schaubühne de Berlin, le Haus der Kulturen der Welt, les Wiener Festwochen, le Théâtre de Vidy, le Burgtheater de Vienne, la Ruhrtriennale, le Dramaten Stockholm, le Festival d’Avignon, le Théâtre de la Ville, le Centre Pompidou et la Comédie-Française.
Mireille Dessingy ouvre à Genève en 1980 un atelier de création et réalisation de costumes de scène, pour l’opéra, le théâtre, la danse et le cirque. De Russie en Avignon, de Berlin à Lausanne, en passant par Tokyo et l’Italie, elle signe des costumes d’opéras, notamment à Saint-Pétersbourg. Elle crée des objets pour les musées. Soucieuse de la transmission, elle met sur pied en 2013 la première association de costumières de Suisse romande. Lauréate du prix de l’artisanat 2015 à Genève.
Sébastien Dupouey est artiste vidéo, scénographe et réalisateur. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, installé depuis 2008 à Berlin, il crée des installations visuelles et scéniques pour le théâtre, l’opéra, la scène musicale et des musées européens. Outre ses collaborations avec Thomas Ostermeier notamment sur Le Roi Lear, Hamlet, Le Mariage de Maria Braun, Les Démons, Retour à Reims, Qui a tué mon père ? ou encore Vernon Subutex, Sébastien Dupouey a accompagné les créations d’autres artistes de renommée internationale tels que Falk Richter, Marius von Mayenburg, Simon McBurney, Dead Center, Stefan Pucher, Mikael Serre, Germaine Acogny, Herbert Groenemeyer, Peter von Poehl… Il a travaillé pour la Schaubühne am Lehniner Platz, le Gorki Theater, la Deutsche Oper, le Théâtre de la Ville, le Festival d’Avignon, le Centre Georges Pompidou, l’Opéra national de Lorraine, l’Opéra de Dijon, le Théâtre Vidy-Lausanne, la Ruhrtriennale, le Schweizerische Nationalmuseum, le Théâtre des Nations de Moscou, le Dramaten Stockholm, le Residenztheater de Munich, les Münchner Kammerspiele, le Burgtheater de Vienne. En parallèle, Sébastien Dupouey a donné des conférences sur son travail et anime des ateliers d’arts visuels notamment à l’Académie de théâtre de Shanghai, ainsi qu’à Berlin à l’Universität der Kunst, la Freie Universität et la Ernst Busch Hochschule für Schauspielkunst.
Laurent Junod commence très tôt à manipuler la lumière. Baccalauréat en poche, il se forme dans différents théâtres romands. Un séjour à New York lui permettra d’effectuer des assistanats avec des concepteurs lumière américains réputés, dont Ken Billington, James Ingalls ou Chenault Spence. Depuis plus de vingt ans, il collabore régulièrement avec des metteurs en scène (Denis Maillefer, Andréa Novicov, Gianni Schneider, Joan Mompart, Anne Bisang, Valentin Rossier), des chorégraphes (Kylie Walters, Philippe Saire, Fabienne Berger) ou encore des musiciens (Pascal Auberson, Piano Seven, Stéphane Blok). C’est à l’aube de l’an 2000 que débute son travail lumière dans le monde muséal. Il va concevoir la lumière pour des expositions temporaires et permanentes, activité qu’il poursuit aujourd’hui dans plusieurs institutions. Il rencontre par la suite les architectes du bureau Deillon-Delley qui lui confient la conception lumière de la maison de quartier de Saint-Luc à Lausanne, après quoi ils travaillent ensemble sur la rénovation et la transformation des gares du réseau ferroviaire fribourgeois. Les projets d’éclairage s’étendent à toutes les échelles, passant de la villa privé, aux rénovations de bâtiments classés, jusqu’à la planification de la lumière urbaine.
Jean-Philippe Guilois entered the National School of the Paris Opera in 1997 and then joined the Rudra Béjart School, with which he participated in several shows and international tours. He made his first professional experience with the Compagnie Buissonnière in Parce que je t’aime, presented at the Théâtre de Vidy-Lausanne. While multiplying his contracts as a dancer, he was introduced to the world of opera as a stage manager, and then became assistant director for La bohème, Nabucco, Carmen and Madame Butterfly at the Avenches Opera Festival, L’Aiglon and La Traviata at the Opéra de Marseille, Armide and Cendrillon at the Opéra de Nancy, Falstaff at the Opéra de Montpellier. Recently, he created the choreographies of My fair Lady at the Opéra de Marseille, Un ballo in maschera at the Opéra de Nancy and Tannhäuser at the Opéra national de Lyon. He currently devotes himself to the creation of choreographies, plays and stage productions.
At the Opéra de Lausanne: Alcina (2011), My fair Lady (2015), La vie parisienne (2016), Don Giovanni (2017), Così fan tutte (2018), Les chevaliers de la Table ronde (Route Lyrique 2019), L’auberge du Cheval Blanc (2019) and Dédé (Route Lyrique 2021), My Fair Lady (2022) and Davel (2023)